Le Dibran est la langue ancestrale du continent, dite “mère de toutes les langues”.

Le langage commun sur le continent provient d’une langue ancestrale qui aurait d’abord été phonétique et qu’Yf’Mozun serait parvenu à transcrire par écrit. L’invention de l’écriture serait effectivement concomitante à l’apparition de la prophétie puisque les textes sacrés furent les premiers jamais rédigés.

La prophétie navaséenne a ainsi été rédigée dans le langage primitif que l’on a l’habitude d’appeler le Dibran.

Le Dibran est une langue bâtie sur des glyphes symbolisant des phonèmes et que l’on associe entre eux pour composer des mots. Il existe des centaines de mots de base qui, assemblés, permettent de concevoir des mots renvoyant à des notions plus complexes. Même si elle peut paraître archaïque, la langue dibrane est assez subtile tant elle permet de jouer avec les idées et les images.

La langue primitive a laissé de nombreux noms propres désignant les régions, les fleuves, les montagnes et ainsi de nombreux points d’intérêt pour les peuples qui dénommaient ainsi leur environnement.

Ainsi Vanendor vient de l’assemblage des syllabes Van, “vent”, Nen, “grand” et Dor, “plaines”.

Les adjectifs sont généralement positionnés avant les mots qu’ils qualifient mais il y a quelques exceptions pour faciliter les prononciations, notamment dans les mots-valises. Ainsi, les linguistes ne sont pas tous d’accord sur la traduction de Vanendor entre : “Plaine des grands vents” ou “Grande plaine des vents”, bien que la seconde soit la plus communément admise.

Le nom du prophète Yf’mozun vient aussi du Dibran.

La connaissance du Dibran est aussi prestigieuse que rare sur le continent car c’est une langue morte que l’on ne retrouve plus que parmi les extraits de la prophétie ou de très anciens édits impériaux. On rencontre parfois certains de ces vieux glyphes dans des bâtiments anciens ou des sites préservés des ravages du temps. L’école des magistrats et surtout l’église navaséenne continuent de former des traducteurs de Dibran. Et pour cause, ils sont les seuls à pouvoir travailler sur les textes de la prophétie.

Les verbes Dibran sont toujours construits selon la même forme : un mot auquel on rajoute le phonème ï équivaut à l’action du mot. Il n’y a pas de conjugaison et le reste de la phrase doit indiquer le sujet et le temps de l’action (passé, présent ou futur) ce qui ne manque pas de créer parfois quelques incompréhensions.

exemple : Edo, “soleil” devient Edoï, “briller”.

Quelques mots Dibran traduits en langue commune :

  • Vanendor : Grande plaine des vents
  • Oslimara : froid absolu
  • Edo: soleil
  • Oxyo: règne