“Kalem sluna anjem om, kalem mosli angura.” Tels sont les premiers mots de la prophétie.

Les prophéties navaséennes ne sont pas porteuses en elles-mêmes d’enseignements éthiques ou de prescriptions morales. Elles sont avant tout un récit du temps des hommes. Si certains y puisent des ressources pour mieux guider leur propre existence ou celle des hommes, c’est qu’ils voient dans les paroles navaséennes une expérience intemporelle. Sans aucun doute, chacun peut trouver une infinité de leçons par la lecture ou l’écoute de la vérité révélée du monde passé, présent et à venir. Les nombreux événements relatés suscitent des interprétations fécondes pour l’exercice de la gouvernance de soi-même, de sa famille, de son royaume et du monde. La pratique navaséenne est autant une méditation qu’un apprentissage.

Représentation de Fara le marcheur, l’un des 16 prophètes.

Le Kapodeï est le chef suprême de la religion navaséenne. Il est l’ultime porteur et interprète de la prophétie. Il dirige le clergé et l’administration de l’église.

En tant que religion officielle de l’Empire, la religion navaséenne y tient une place centrale. Le conseil des théologiens de l’Empire rassemble les 16 cadres de l’église navaséenne dont le Kapodéï.

La religion navaséenne est composée de plusieurs obédiences. Toutes reconnaissent le Kapodeï mais certaines donnent une importance particulière à tel ou tel prophète. Il arrive aussi que certaines divisions soient basées sur des querelles d’interprétation des textes.

Les seize prophètes: Yf’Mozun, Sutef (dit l’ailé), Cabalein Dacre, Taros, Maé, Teramo Tolma (dit le tolérant), Jarez, Irano Deto, Fara (dit le marcheur), Buri dek Bara, Kara Loram, Koati Zengin, Sonora, et Ori (dit le cruel)
Buri dek Bara et Sonora furent les deux seules femmes parmi les prophètes.